Simon Pierre et Ponce Pilate : le reniement et le courage (1)

Publié le par Regali

Simon Pierre et Ponce Pilate : le reniement et le courage (1)

L’Eglise a commencé par un reniement

« Avant que le coq chante, dit Jésus à Simon Pierre, tu m’auras renié trois fois ».

Pierre proteste... mais avant le jour il a renié Jésus à trois reprises, reculant devant les menaces : « Toi aussi tu étais avec lui », lui dit-on, et il nie. Mais au chant du coq il se souvient de la prédiction de Jésus, et il pleure amèrement...

Mais pourquoi Pierre était-il en danger, comme tous les apôtres et disciples de Jésus ?

La foule rassemblée sur la place était très certainement composée de la bande de brigands dont le chef, Barabbas, était en concurrence avec Jésus pour la grâce du condamné ; la coutume romaine voulant que le peuple du pays occupé puisse accorder cette grâce. Et bien sûr cette foule était encadrée par les centurions romains, fidèles à leur Empire qui voyait en Jésus un dangereux agitateur politique. Le Christ était d’avance condamné...

Or c’est à Simon Pierre que le Christ avait dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Il était donc le premier pape. Et sous cette pierre, les fondations de cette Eglise sont déjà un triple reniement.

Mais si Pierre avait reconnu sa fidélité à Jésus, aurait-il survécu ? N'aurait-il pas été lynché ? Et l’Eglise aurait-elle pu être créée ? Avant même d’avoir commencé, l’Eglise affrontait ce choix crucial – et éternel : entre la pureté du message et la survie, entre l’âme et l’institution, entre le divin et l’humain, entre le spirituel et le temporel.

Tout au long de l'histoire du christianisme, s'est posée cette alternative.

Après la guerre, on a reproché au pape de l’époque d’avoir observé une attitude trop neutre envers le nazisme, en tout cas pas assez ouvertement engagée. Il avait en charge non seulement le message de Jésus, mais aussi la survie du Vatican, Etat neutre et vulnérable comme la Suisse. Là encore, se posait l’alternative temporel-spirituel.

Aujourd’hui, impossible de comprendre l’attitude du pape François.

Un soutien affiché aux Chrétiens d’Orient, d’Afrique et d’ailleurs dans le monde entier mettrait-il le Vatican en danger ? Le pape aurait-il reçu des menaces ? Et quand cela serait, l’enjeu en vaut-il la peine ? Que serait la disparition du Vatican en regard de l’anéantissement en cours de la chrétienté ?

A moins que le pape ne se sente aucune responsabilité envers la chrétienté non catholique (les orthodoxes ont leur propre pape). - ? l’oecuménisme s’exercerait-il seulement envers les musulmans, mais ni envers les juifs ni même envers les autres chrétiens?

Certains ont voulu justifier l’attitude du pape pendant la guerre en arguant qu’il était responsable non des juifs mais des catholiques, éventuellement menacés... Cet argument de la responsabilité ne tient pas avec le pape actuel. Bien au contraire : il trahit ouvertement les chrétiens dont il a la charge : dans le monde en les laissant massacrer, en Europe en s’alliant à leurs ennemis.

Certes une bonne partie des chrétiens ne sont pas des catholiques romains (c’est-à-dire qui font allégeance au Vatican), mais le pape ignore-t-il qu’aux yeux du monde entier, et peut-être surtout des athées, agnostiques, déistes ou croyants d’autres religions, il est le représentant du christianisme même ?

Au cours de l’Histoire, nombre de chrétiens ont choisi le martyre plutôt que de renier leur Foi, à commencer par ceux qui furent jetés aux lions par les Romains, parce qu’ils refusaient de laisser intégrer Jésus au Panthéon romain à côté de Zeus ou Diane, selon la coutume de l’Empire envers les dieux des pays conquis. (Le monothéisme était inacceptable, il sapait la base de l’édifice politique).

Les persécutions des chrétiens n'ont jamais cessé,

« Nous, chrétiens de Mésopotamie, sommes habitués à la persécution religieuse et aux pressions des personnes au pouvoir. Après Constantin, la persécution n’a cessé que pour les chrétiens d’Occident, alors qu’en Orient, les menaces ont continué. Aujourd’hui encore, nous restons une Eglise de martyrs. » Archevêque Paulos Faraj Rahho, chef décédé de l’Église catholique chaldéenne dans le nord de l’Irak.

Des peuples entiers furent massacrés à cause de leur religion : les Arméniens, les Assyro-Chaldéens... Et aujourd’hui, dans le silence du monde, ce n’est plus un génocide localisé, mais mondial.

Et on voit le pape embrasser les pieds de musulmans, emmener au Vatican quelques familles de migrants musulmans, arguant que les réfugiés chrétiens "n'étaient pas en règle"... au point que des chrétiens d’orient ironisent avec amertume :" Faut-il que nous nous convertissions à l’Islam pour que notre pape s’intéresse à nous ?"

Et il appelle à accueillir plus de migrants musulmans.

Ignore-t-il que c’est au nom de l’islam que sont massacrés les chrétiens ? que l’Europe leur refuse des visas, les contraignant à affronter les dangers d’une immigration illégale, particulièrement difficile pour les familles ? que sur des bateaux, des chrétiens ont été jetés à la mer par des musulmans ?

Oui il l’ignore probablement, mais songe-t-il à s’informer ?

Simon Pierre et Ponce Pilate : le reniement et le courage (1)

Au Moyen-Orient, les juifs ont été chassés ou massacrés, ne trouvant plus qu’un seul refuge : Israël.

Et c’est Israël qui est en passe de devenir le seul refuge pour les chrétiens. Le seul pays où ils ne soient pas persécutés, après la disparition des pays laïcs qu’étaient l’Irak et la Libye, et avec la guerre menée contre Bachar el Assad, protecteur des religions.

Aujourd'hui, Israël est le seul pays d'Orient où les chrétiens sont en parfaite sécurité.

Des milliardaires israéliens ont organisé des expéditions pour sauver des esclaves de Daesh, se souvenant que pendant la guerre ils avaient été sauvés par des chrétiens...

Le judaïsme, tronc commun de toutes les branches du christianisme, sera-t-il le seul à s’en soucier ?

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Quelques captures décran

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Et les églises détruites systématiquement... Deux exemples parmi d'autres.

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Avis amical des Israéliens, plus expérimentés que nous...
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(à suivre)

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Publié dans Religion

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