L’islam en France aujourd’hui

Publié le par Regali Kyrien

A la suite de maintes recherches, voici comment je vois la situation actuelle de l’islam, de façon extrêmement simplifiée. Et bien entendu toujours modifiable. Plus on cherche, plus on est amené à changer d’optique.

En Judée il y a 2000 ans, des Juifs dissidents ont fondé le christianisme. D’autres Juifs dissidents se sont exilés chez les Bédouins du désert et, environ six siècles plus tard, ont fondé la religion musulmane. Ils ont choisi comme prophète Mahomet, un Bédouin.

Plus tard, les musulmans ont massacré les juifs fondateurs.

Il n’existe donc pas trois religions monothéistes, mais une seule avec trois branches.

Puis les califes se sont approprié l’islam et ont décrété qu’ils étaient au-dessus d’Allah. Ils se sont servi de la religion pour assurer leur pouvoir. Eux détenaient la parole d’Allah et ne pouvaient pas aller en enfer.

L’un des califes a réécrit le Coran, et il semble impossible aujourd’hui de déterminer ce qu’était le Coran originel. Ni d’ailleurs ce que fut réellement la vie de Mahomet, mais on peut faire crédit aux récits qui le décrivent comme un nomade pillard, polygame et marié avec une enfant : c’était le mode de vie normal.

L’islam est devenu « islam sunnite ». Ceux qui restaient fidèles à Mahomet, les Chiites, on fait l’objet de persécutions et de massacres, ce qui explique qu’aujourd’hui ils soient moins nombreux que les sunnites.

Le califat étant conquérant par nature a essaimé dans tout ce qu’on appelle aujourd’hui « le monde arabo-musulman », amenant le terme « arabe » qui est en fait issu d’un mot hébreu signifiant « nomade pillard ». Les conquérants ont donc imposé l’identité « arabe » à des peuples très différents.

Ce que nous avons en Europe c’est l’islam sunnite. En France il est principalement issu d’Afrique du Nord, et surtout d’Algérie.

(En Algérie c’est la colonisation turque qui a amené l’islam chez les Berbères).

Parler d’islam « modéré » ou « radical » me paraît à côté de la question (d’ailleurs ceux qui emploient le terme « modéré » ne se rendent pas compte qu’ils prennent l’islamisme radical comme référence : aurait-on l’idée de parler de christianisme modéré ?).

Ceux qu’on appelle des musulmans modérés - ceux que nous avons connus en France jusqu’ici - sont en fait des gens qui n’ont pas lu le Coran, ou qui n’en ont lu qu’une version expurgée, et qui en tout cas n’ont jamais songé à pratiquer la charia avec ses recommandations du genre « égorger les homosexuels » ou « tuer les mécréants ». Ni à pratiquer les rituels bédouins devenus incompatibles avec la vie moderne, comme prier cinq fois par jour ou respecter un strict ramadan (se passer de boire en pleine canicule, tout en continuant à travailler...).

Mais aujourd’hui en France – comme dans l’Union Européenne – le Califat cherche à mettre bon ordre à cette indolence, à cette « modération »...

En Algérie c’est dans les années 80 que ça a commencé : le religieux a peu à peu dominé le politique, commençant par des massacres – journalistes, intellectuels, artistes, femmes exerçant un métier – puis s’imposant peu à peu dans la société. Entre autres, imposant le voile et supprimant le droit de vote des femmes.

Dans le même temps les plus radicaux venaient en France faire la leçon aux paisibles musulmans français, leur inspirant la terreur de l’enfer.

Ce que cherche à imposer l’islam d’aujourd’hui, c’est un mode de vie de nomades du désert d’il y a 14 siècles. Bien sûr, quelques imams s’égosillent à tenter de faire entendre que l’islam doit évoluer et s’adapter aux nouveaux modes de vie, mais ce ne sont pas eux que relaient nos gouvernements, plus portés à s’incliner devant les menaces.

L’UOIF, le CFCM, qui représentent officiellement l’islam en France, ne sont certes pas des « modérés » malgré leurs protestations « de paix et d’amour ».

Et on ne peut manquer de remarquer que ce sont nos gouvernements qui les ont désignés comme représentants du culte. Imagine-t-on un président désignant le conseil des évêques de France ?

La loi de 1905 voulait mettre fin à la mainmise de l’Eglise sur l’Etat. La situation semble curieusement inversée...

Publié dans France Europe

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