C'est quoi le libertarianisme ?

Publié le par Regali

Une ineptie ou le monde de demain ?

On croyait être en train de revenir à l'abominable capitalisme libéral décrit dans Zola, Dickens et qui avait transformé le peuple en "peuple de l'abîme", selon l'expression de H.G. Wells, mais les maîtres du monde sont insatiables !

C"est dans les think tanks britanniques du XIXe siècle qu'est apparu le terme d'anarchie économique, prônée comme l'idéal à viser avec constance.

A la fin de la dernière guerre, ces fous du dieu capital se sont donné le joli nom de libertariens, qui disent ne se différencier des libertaires que parce que ceux-ci sont contre la propriété privée. En réalité, ces économistes libertariens sont bien contre ma propriété privée, qu'ils n'auront de cesse de vouloir s'approprier. Ils sont prêts à s'approprier le carton dans lequel dort un SDF, entrave à la libre circulation des capitalistes.

Le mot libéral est devenu pour eux un gros mot, car évoquant un capitalisme affadi en keynésisme. En fait Keynes était plutôt anti-libéral, mais enfin...

Haro sur Keynes !

Donc le keynésisme qui nous a quand même assuré les "trente glorieuses", même s'il trouvait sa limite dans la nécessité d'une croissance indéfinie, a fini par céder devant les coups de boutoirs incessants des libéraux, aux cris de "moins d'Etat ! moins d'Etat !" qui n'est autre que le cri "moins de flics ! moins de flics !" que pousseraient des voleurs. L'interventionnisme d'Etat c'est le communisme ! criaient-ils - ah quelle horreur ! Et dès la fin des années 70 ils nous ont concocté une jolie "crise", chronique depuis lors. avec de temps en temps des épisodes aigus.

La solution à la crise, disaient les Echos, c'est de voter Giscard. On a vu ce que ça a donné. La bourse de New York menaçait de s'effondrer, maintenue seulement par les actions des sociétés d'armement. Comment donc relever la Bourse ? ça ils ne le disaient pas, mais ils le faisaient.

Anarchie pour les riches = fascisme pour les pauvres

Et nous les citoyens ? On voit s'installer depuis cette époque une dictature totalitaire, d'abord feutrée, puis de plus en plus évidente et cynique, au point que les générations qui n'ont pas connu l'absolue liberté des citoyens dans la période des trente glorieuses trouvent normale la société d'aujourd'hui.

"Le libéralisme, disait Jean Jaurès, c'est le renard libre dans le poulailler libre". Aujourd'hui c'est en train de devenir "le renard libre dans le poulailler enchaîné".

Révolutionnaires !

Et ça ne leur suffit pas ! Ils se sentent brimés !

"Le simple fait de republier des livres d’économie politique de la tradition libérale classique, même s’il s’agit de livres du XIXe siècle, est un acte révolutionnaire. Car tant que ces livres ne seront pas disponibles, il n’y aura pas de débat possible avec les étatistes qui occupent aujourd’hui tout le terrain de la production culturelle et de l’enseignement."

A vrai dire, on ne voit pas ce qui les empêche de les publier eux-mêmes. Mais ce qu'ils veulent, c'est mettre la main (encore davantage !) sur la culture et l'enseignement.

Eux les affranchis, nous les caves

Et quand on sait que c'est probablement plus de la moitié des capitaux circulante qui proviennent du recyclage de l'argent sale, ça laisse rêveur...

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