BDS : le boycott masqué

Publié le par Regali

Le boycott ne date pas d'aujourd'hui

Il a bien quarante ans d'existence; même si ce n'est qu'aujourd'hui qu'il jette le masque.

En France, dans les années 70, Israël était encore un pays comme un autre. On pouvait trouver des disques de chansons israéliennes, danser les danses d'Israël, il y avait des manifestations culturelles telles que "le grand music-hall d'Israël VIP" qui amenait chaque année à Paris les plus célèbres chanteurs... Personne ne critiquait, c'était parfaitement naturel.

Certes beaucoup d'Algériens, venus en France après les accords d'Evian de 1962, militaient pour "la Palestine", faisant des adeptes dans leur entourage, mais ça restait limité et circonscrit à certains milieux. Ils avaient d'ailleurs du mal à entraîner les Palestiniens eux-mêmes, pour qui les ennemis étaient les terroristes plutôt qu'Israël. "Vous les Nord-Africains, vous êtes plus royalistes que le roi, plus pro-palestiniens que les Palestiniens" ai-je entendu.

Et puis il y eut les attentats, dont la plus grande partie visait spécifiquement les institutions juives. Malgré les tentatives du gouvernement de les attribuer aux néo-nazis, la police suivit la piste islamiste et surtout palestinienne, qui s'avéra fondée. Le grand music-hall VIP renonça à venir, et peu à peu les manifestations culturelles israéliennes devinrent impossibles, nécessitant une trop forte mobilisation de policiers.

Avec l'aide de Faurisson, et bien plus encore de Garaudy, le négationnisme s'installa chez les Algériens, et leur servit à justifier la "cause palestinienne", et ce d'autant plus facilement qu'au Maghreb, la Shoah n'est pas enseignée à l'école. Or ces Algériens étaient la plupart du temps issus de familles athées, et on y trouvait même des Kabyles. Mais ils admiraient le FLN, son gouvernement et son président Boumedienne qui, disaient-ils fièrement "porte une petite moustache à la Hitler".

La "cause palestinienne" trouvait également des défenseurs parmi les gauchistes, et dès mai 68 Rouge, le journal de la JCR (ancêtre du NPA), titrait en Une "La juste cause révolutionnaire du peuple palestinien".

L'islam ne semblait pas encore en cause, du moins pas ouvertement.

Le MRAP restait le MRAP, association juive et arabe fondée après-guerre, et la Ligue des Droits de l'Homme se contentait de défendre les droits de l'Homme. Quant aux écologistes, ils s'occupaient d'écologie avec René Dumont, et ne se mêlaient pas des affaires d'Israël.

Par quel processus, sous quelles influences, le MRAP , la LDH, les écologistes ont-ils oublié leur vocation première pour se consacrer à la "cause palestinienne" ?

Avec l'arrivée en masse des maghrébins, inféodés à l'Islam de gré ou de force, avec l'islamisation de la France qui se produisit avec la complicité, active ou passive, de nos dirigeants, le processus est achevé : la "cause palestinienne" est devenue grande cause nationale, en dépit de la terreur au moyen-orient, en dépit de tous les problèmes franco-français comme la catastrophe sociale et économique, bref le monde pourrait s'écrouler, la France resterait hypnotisée par cette grande cause, qui continuerait à justifier jusqu'à cet écroulement.

Et si le peuple palestinien a chez nous pignon sur rue, le pays d'Israël a disparu, et Israël est depuis longtemps le seul pays du monde à ne pas pouvoir organiser de manifestation culturelle en France.

Israël a été effacé de la France.

Et maintenant, on apprend que plus d'un quart des Français juifs ont quitté notre pays. Allons-nous devenir judenrein, comme le souhaitait Hitler ?

Impudemment, impunément, les boycotteurs patients d'Israël peuvent aujourd'hui jeter le masque.

Publié dans Israël

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