La politique du chaos (2)

Publié le par Regali

La situation actuelle

En France

1. Le chaos social

Les conditions de vie se dégradent constamment pour les plus pauvres. De plus en plus de gens dorment dans la rue. Chaque jour des centaines de personnes tombent en-dessous du seuil de pauvreté. Les retraites augmentent de 0,1% pendant que le prix du gaz augmente de 70% (et le reste à l'avenant). Des milliers d'usines ferment chaque année, des dizaines de milliers d'ouvriers sont mis sur le pavé.

Les services publics, privatisés, n'assurent plus leur fonction, les bureaux de poste disparaissent, le courrier se perd et on ne le fait plus suivre, disparaissent aussi les gares et les trains. De même pour les services des impôts, les antennes de sous-préfectures et autres administrations. Et les services d'urgence des hôpitaux, ainsi que les maternités.

Le chômage s'accroît, volontairement masqué par la radiation des chômeurs sous n'importe quel prétexte. Idem pour le RSA. Déclassement constant des travailleurs, obligés d'enchaîner les petits boulots, même avec un bac + 5, et même avec 80% d'invalidité... Ils sont surveillés, stigmatisés, méprisés, accusés de paresse, de névrose, de tricherie, bref poussés à la dépression et parfois au suicide.

Disparition des artisans et des petits commerces, accablés de charges et ne pouvant faire face à la concurrence des grandes surfaces et des entreprises, dotées de tous les droits.

Développement du travail gratuit : C'est aux particuliers que sont affectées une bonne partie des tâches retirées aux travailleurs. A la poste, à la gare, dans les supermarchés... pour les relevés de compteurs... etc.

La délinquance en col blanc peut oeuvrer en toute tranquillité contre les citoyens, grâce à la loi sur l'impunité des entreprises et à la suppression des deux-tiers des tribunaux de grande instance. Les particuliers croient encore qu'un contrat signé avec une banque, un entrepreneur, une compagnie d'assurances les garantit contre tout abus, alors qu'ils n'ont aucun recours contre le non-respect des contrats, l'escroquerie, l'abus de confiance ou de faiblesse, les crédits usuraires etc.

La "petite délinquance", elle, peut se développer sans frein : réduction des forces de police, consignes données de laisser les délinquants en liberté, lois désuètes sur les mineurs alors que ce sont de plus en plus des mineurs qui se livrent à des actes de délinquance. Actes gratuits, véritablement infantiles, et que cet infantilisme sans tabou rend d'autant plus dangereux. Mais aussi crime organisé, dont les mafias, servies par la passivité du gouvernement, utilisent des enfants.

On fait notre bien malgré nous, transformant le citoyen actuel en "homo hygienicus", qui ne fume pas, ne boit pas, mange cinq fruits et légumes par jour, fait du jogging... et se bourre de médicaments grâce à la sécu à sa "mutuelle santé" (qu'on appelait autrefois mutuelle maladie...).

2. Le chaos écologique

Pollution de l'air, de l'eau, des aliments, de nos maisons, ... par la chimie omniprésente ; cause de maladies de plus en plus nombreuses et de plus en plus graves, pour le grand bénéfice des laboratoires fabricants de médicaments. Accroissement spectaculaire des ARM (allergies respiratoires multiples) et des MCS (multiple chemical sensitivity).

Pollution par ondes, de plus en plus d'électrosensibles qui n'ont plus de refuge possible.

Saccage de l'agriculture, OGM, subventions aux gros agriculteurs, impitoyable endettement forcé des petits... interdiction de ressemer... etc.

Energie : Avec le Traité Transatlantique, ce sera l'exploitation du gaz de schiste (dont les américains et les Polonais ne veulent plus, à cause de ses conséquences catastrophiques - sur l'eau potable notamment). Les éoliennes se multiplient, mais posent de nombreux problèmes et leur rentabilité est discutée. Le nucléaire n'est pas près de diminuer, car on ne sait pas comment arrêter une centrale (il faut la démanteler pièce par pièce, et on ne dispose pas d'un nombre suffisant de techniciens qualifiés).

Destruction des milieux naturels ou traditionnels, diminution catastrophique de la biodiversité...

Qui scie la branche sur laquelle nous sommes assis ?

3. Le chaos culturel

L'enseignement se réduit à une sorte de zapping, dans une optique d'adaptation aux exigences des entreprises et de nivellement par le bas, au détriment de la continuité. En supprimant des pans entiers de notre histoire, ainsi que l'étude du latin, on réduit notre pays à une addition d'éléments dépourvus de sens global et de fil conducteur.

La langue française. Le langage courant devient du frenglish (c'est "tendance"...), L'enseignement se fera en anglais dans certaines universités. On encourage l'étude des langues régionales, alors qu'elles sont déjà enseignées partout, on développe l'étude de l'arabe au détriment des langues européennes, et auprès d'enfants qui ne maîtrisent pas du tout la langue française.

Le redécoupage des régions et la suppression des entités traditionnelles aboutissent à semer la confusion dans les administrations et les liens traditionnels, bref à déstructurer le pays.

Des régions réclament leur indépendance et leur rattachement au pays voisin Mais dans leurs manifs, les banderoles sont en anglais !

3. Le chaos religieux.

Ou l'invasion de la laîcité ! Pendant tout le vingtième siècle, on a fait de la laïcité sans le savoir, tant c'était naturel. Aujourd'hui on n'arrête pas de rappeler la loi de 1905 que tout le monde avait oubliée, et chacun la met à sa sauce personnelle. Mais qu'est-ce qui a rendu ça nécessaire ?

En fait, tout le monde connaît la réponse à cette question, mais il y a une interdiction de nommer la cause. Une sorte de surmoi collectif, renforcé par des condamnations pénales, un chantage au racisme, bref un terrorisme psychologique.

Tout ce qu'on peut dire c'est que ce n'est pas : le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme, le gallicanisme, le bouddhisme, le confucianisme, le shintoïsme, le shamanisme, la spiritualité new age... Pas plus que l'athéisme, l'agnosticisme, le déisme, le panthéisme.

Les liens avec le terrorisme, la délinquance, l'insécurité, les problèmes d'habitat : ils sont évidents, mais la seule chose qu'on ait le droit de dire à ce sujet c'est "pas d'amalgame". Alors ne faisons pas d'amalgame : c'est inutile, ils s'en chargent eux-mêmes.

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