La situation est-elle désespérée ?

Publié le par Regali

Nous sommes envahis par deux puissances occupantes : la ploutocratie capitaliste, avec ses armes économique et culturelle (si l'on peut dire) , et l'islam avec ses armes l'anti-racisme et la culpabilisation .

Apparemment, nous avons perdu ces deux guerres. Mais rappelons-nous 1940 : la situation apparaissait comme tout aussi désespérée : la France, comme les autres pays d'Europe envahis par l'Allemagne, était vaincue à plates coutures après seulement quelques mois de guerre. Le général de Gaulle, qui disait "La France a perdu un combat, elle n'a pas perdu la guerre" semblait un rêveur utopique. L'Italie s'était alliée à l'Allemagne. L'Amérique, malgré les efforts de Roosevelt, refusait d'entrer en guerre. L'URSS signait le pacte germano-soviétique de non-agression... Restait la Grnde-Bretagne, une petite île qui n'avait aucune chance de s'opposer, à elle toute seule, aux puissances de l'Axe.

Et pourtant...

De Gaulle, méprisé à la fois par Churchill et par Roosevelt, bénéficie de leur inimitié mutuelle et se voit joué par Churchill contre Roosevelt, ce qui lui vaut d'être admis à la BBC. Et en France, d'autres rêveurs utopiques le rejoignent. Des communistes refusent de suivre la consigne de non-agression, des Français entrent en Résistance parce que, selon l'expression de Pierre Nord, " la Résistance était une révolte d'esclaves". Toutes orientations politiques oubliées, des Français se révoltent, depuis les anarchistes jusqu'aux royalistes.

Contre toute attente, la Grande-Bretagne tient le coup. Est-ce grâce à l'humour anglais ? à la fidélité au Roi ?

Hitler commet ses premières erreurs : d'après l'historien Marc Ferro, il serait venu à bout de la Grande-Bretagne s'il avait bombardé les ports et anéanti les deux flottes : aérienne et navale. Mais il choisit de bombarder Londres, dans l'espoir de démoraliser les Anglais - ce qui a l'effet inverse.

Le Japon, allié de l'Allemagne, détruit la flotte américaine à Pearl-Harbour, ce qui amène le Congrès américain à suivre Roosevelt et à décréter l'entrée en guerre de l'Amérique.

Hitler rompt le pacte de non-agression et attaque l'URSS.

En 42, le STO (service du travail obligatoire) a deux effets : en France la création des maquis par les réfractaires, en Allemagne les sabotages dans les usines d'armement où travaillent les Français - avec l"aide souvent des ouvriers allemands qui en ont assez du nazisme.

C'est ainsi, semble-t-il, qu'Hitler ne parvient pas à mettre au point son "arme secrète". Certains (Rémy Chauvin par exemple) avancent également une explication ésotérique (intervention de la magie blanche) : je ne saurais me prononcer sur cette question.

Enfin la folie grandissante d'Hitler lui aliène peu à peu non seulement le peuple, mais beaucoup d'officiers (il échappe de peu à plusieurs attentats).

Qu'en conclure ? Oui les miracles existent, à condition de leur donner naissance.

Et on peut aussi compter sur le comportement d'échec des adversaires, emportés par leur propre folie.

Oui nous gagnerons à la fin. Mais devons-nous attendre d'en arriver là ?

Publié dans Réflexions

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